Programme Culturel

Programme / Mars 

En raison des événements actuels,

la Médiathèque est fermée

et reporte toute la programmation
de Mars et Avril.

 

 

Exposition 

Du 1er Mars au 29 Avril   

Rencontre & Animations en compagnie de Michel Velluet

le vendredi 17 avril à partir de 14h30   

Tout public   

Reporté 

La coccinelle

Création et réalisation de l'exposition

Valérie Perlein et Michel Velluet

Les 15 panneaux vous invitent à découvrir la vie de ce petit insecte tant apprécié des enfants, des adultes et des jardiniers...
Mais attention...

En dépit de ses rondeurs rassurantes, et de la sympathie qu'elle suscite, la gentille "Bête à bon Dieu" de notre enfance est en fait un redoutable prédateur, pour ne pas dire une véritable tueuse, et ses larves le sont tout autant sinon plus.

A titre d'exemple celle de notre coccinelle à 7 points est capable de détruire ses 250 pucerons quotidiens.

Cette exposition est composée de 15 panneaux pédagogiques adaptés à tous les âges, présentant les différentes phases de l'évolution, les différentes espèces et notamment les comportements féroces des coccinelles asiatiques. C'est totalement impressionnant !!!

Coccinelle qui es-tu ?

C'est le Suédois Carl Von Linné qui, en 1750 m'a donné le nom de Coccinus (écarlate en latin).
La coccinelle est un coléoptère qui se décline sous de nombreuses espèces différentes
(plus de 6000 dans le monde dont 130 espèces recensées en France) que l'on différencie par leur couleur (jaune, orange, rouge, blanc, rose ou noir), mais aussi par le nombre de points présents sur leurs élytres.

 

Le régime alimentaire peut aussi aider à les différencier puisqu'il varie selon l'espèce ; certaines sont même spécialisées dans un type d'alimentation : puceronsaleurodes, champignons, cochenilles, acariens...).

La couleur classique rouge des élytres de ces insectes explique l'étymologie de leur nom qui vient du latin coccinus : « écarlate ». Elle leur sert de moyen naturel de défense.

Les coccinelles figurent parmi les insectes utilisés par l'homme : beaucoup d'espèces se nourrissent en effet de pucerons et sont donc utilisées en lutte biologique comme insecticide naturel. Le nombre de taches de la coccinelle dépend de l'espèce, dont il peut être une clé d'identification. Il ne dépend pas de son âge, contrairement à la croyance populaire.

 

La plus commune : la coccinelle à 7 points

Coccinella semptempunctata, la coccinelle à 7 points noirs et aux élytres rouges, est la plus fréquente dans nos jardins et en Europe. Les coccinelles sortent de leur léthargie au début du printemps avec les premiers rayons de soleil après une diapause aux pieds des plantes, cachées sous les feuilles, sous la mousse ou dans un coin du garage, voir un hôtel à insectes si vous lui proposez.

 

Elles se reproduiront et pondront plusieurs centaines d’œufs que les femelles déposeront à proximité d'une colonie de pucerons. Ces œufs jaunes se transformeront en petites larves noires avec des reflets bleus métallisés et des points jaunes orangés qui deviendront bien vite de redoutables prédateurs de pucerons, ce qui en fait de précieux auxiliaires pour le jardinier qui souhaite lutter biologiquement contre les ravageurs que sont les pucerons au jardin et à la maison.
Chaque larve peut en effet dévorer jusqu'à 250 pucerons par jour !

Elle se transformeront ensuite en nymphes pour donner des adultes en été à la grande joie des enfants qui pourront venir les observer très régulièrement.

Certaines coccinelles se nourrissent d'autres insectes sans abîmer les plantes. Les jardiniers peuvent donc les utiliser en tant qu'organisme auxiliaire en protection des cultures en remplacement des produits phytosanitaires dans la lutte biologique contre les pucerons et les cochenilles farineuses.

Par contre, les produits phytosanitaires tuent aussi les coccinelles, ces produits ne peuvent donc pas être utilisés en même temps que les coccinelles.

La coccinelle est donc une bonne alliée de l'agriculture biologique.

 

 

Les autres espèces de coccinelles des jardins

Harmonia axyridisla coccinelle asiatique, a été importée pour lutter contre les pucerons dans les années 90, mais elle est devenue invasive et destructrice pour nos coccinelles locales.

Mesurant entre 5 et 8 millimètres (ce qui est beaucoup pour une coccinelle), 

Harmonia axyridis est difficile à identifier car la coloration des élytres s'étend du jaune orangé au rouge, en passant par le noir. Le nombre de taches est quant à lui aléatoire, variant de zéro à 9. Polyphage, elle se nourrit, certes de pucerons mais aussi de psylles, de cochenilles, de fruits ou de larves d'autres coccinelles.

Adalia bipunctata présente en général des élytres rouges et deux points noirs, mais certaines sont noires à taches oranges, ce qui faciliterait le réchauffement de l'insecte dans les zones les plus septentrionales.
La spécialité alimentaire de cette coccinelle est un régime à base de cochenilles et de pucerons.

Aphidecta obliterata, la coccinelle de l’épicéa ou du mélèze est de couleur beige ponctué de brun avec un 'M' noir bien marqué sur son pronotum.
Elle a été introduite en Amérique du Nord pour sa capacité à dévorer Adelges piceae un insecte qui détruisaient les sapins.

Cryptolaemus montrouzieri, présente un corps noir et une tête orange. Cette coccinelle est très utilisée sous serre dans le domaine de l'horticulture car c'est une prédatrice de cochenilles farineuses.

Oenopia lyncea, est un petit modèle noir à points jaunes, autrement connue sous le nom de "coccinelle lynx". Elle est très présente dans les jardins du midi, plus rare ailleurs.

 

Dans le cadre d'observatoires de la biodiversité ou d'observations plus spécifiques, plusieurs pays et régions ont mis en œuvre des atlas des coccinelles, utiles pour le suivi bioindicateur des populations autochtones et invasives, et parce que nombre de coccinelles sont des auxiliaires précieux des agriculteurs, arboriculteurs et jardiniers. Plusieurs de ces atlas sont en développement en Europe, dont en France.

 

A savoir également...

En 30 ans, l’Europe a perdu 80% des insectes volants.

Plus de la moitié des insectes disparaissent dans le monde à vitesse accélérée, l’hécatombe atteint le chiffre vertigineux de 80 % pour l’Europe.
Quand les insectes disparaissent, c’est toute la chaîne vivante qui est concernée.
Plus de nourriture pour les oiseaux qui meurent en masse, moins de pollinisateurs pour les cultures,
clés de l’alimentation humaine.

Que faire ?

> Mettre des plantes mellifères
> Laisser des coins sauvages au jardin
> Traiter en douceur (savon noir…)
> Fabriquer des abris à insectes
> Privilégier la culture des variétés anciennes plus riches en matières nutritives
> Ne pas introduire n'importe quoi (frelon asiatique, coccinelle asiatique…)
> Respecter les équilibres naturels, intervenir le moins possible
> Expliquer et faire connaître

 

car n'oublions pas que…

La terre ne nous appartient pas
Elle nous est prêtée par nos enfants

Antoine de Saint Exupéry

                                                                                                                              

 

Spectacle 

Alma Sisters Reporté

Vendredi 13 Mars à 18h30  

Lauréates - Trophée 2019
Mardis Musicaux de Navarrenx
   

Tout public et GRATUIT 

Spectacle proposé par le Réseau de Lecture
/// L'Entracte / Bibli'Ossau  

Après avoir sillonné les routes comme choristes au sein du chœur « Les Carrément Ronds », Esther et Sabine se sont retrouvées pour former avec Céline, harpiste issue d’un univers classique, le trio musical 100% féminin Alma Sister.

 

Joliment  accompagnées par la harpe et la guitare, le répertoire des trois demoiselles varie de compositions personnelles aux reprises allant de K.Perry à P.Croze en passant par G.Cilmi et W.Houston.

Conférence  

Bateaux de pêche et bateaux de guerre : de l'arbre au navire

Reporté

Le 20 Mars à 18h30 / Tout public        

Présentation de la Conférence : Jean Touyarou

En partenariat avec Les Amis du Musée d'Ossau.

Pour l'occasion, 3 maquettes de vaisseaux sont exposées à la médiathèque.
Il s'agit du «
Victory » vaisseau amiral de Nelson, du « Bounty »
et de «
Hermione » vaisseau de La Fayette.

Maquettes réalisées par François Cardin.
 


Durant des siècles, la forêt française a été conduite pour fournir les arbres nécessaires aux marines royales puis impériales.
Les Pyrénées se sont particulièrement illustrées pour la mâture.
Mais on oublie souvent que les forêts pyrénéennes avaient à subvenir aussi aux besoins de la marine de pêche.

Quilles, pont, mâts, poulies, avirons, .... quelles devaient être les qualités des arbres choisis soigneusement par les forestiers et les charpentiers de marine ?

Comment les extraire des forêts escarpées d’Aspe et d’Ossau ?

Arsenal de Bayonne ou Arsenal de Rochefort : quelle destination prenaient ces arbres ?

La conférence fera revivre l’épopée de la construction navale en France et dans les Pyrénées, de la simple chaloupe à la plus majestueuse frégate en passant par les bateaux de pêche ou de commerce.

Seront évoqués l’exploitation des sapins en Aspe et Ossau, jusqu’au port de Bayonne, la fabrication des thoniers, morutiers et sardiniers à Ciboure, Saint Jean de Luz et Urt à partir des forêts du Labourd et de Basse Navarre.

Médiathèque Laruns © 2017 / site : Valérie Perlein

rue du Général de Gaulle 64440 Laruns

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